SPECTACLE PEACE & LOBE

1. QU'EST CE QUE LE SON ?
2. LE SYSTEME AUDITIF
3. TRAUMATISMES, CONDUITES A RISQUES
3. ET MOYENS DE PREVENTION

4. LEGISLATION RELATIVE AUX NUISANCES SONORES
4. ET PAR EXTENSION AUX MUSIQUES AMPLIFIEES

5. LEXIQUE


>>1. QU'EST-CE QUE LE SON ?

Le son est une sensation auditive engendrée par une vibration acoustique. Il se définit par la fréquence, le timbre et l’intensité (ou volume sonore). Le son se propage sous forme d’ondes. On peut l’illustrer par l’exemple d’un caillou que l’on jette dans une eau calme : au contact de l’eau, le caillou va aussitôt provoquer des cercles qui vont se développer à partir du point d’impact.

 
Ces cercles représentent les ondes. Ce n’est pas l’eau qui se déplace, mais l’onde qui se déplace dans l’eau, de la même manière qu’elle se déplace dans l’air et vient à nos oreilles. Donc, pour entendre un son, il faut 3 facteurs :
- 1 source sonore qui produit une
- vibration mécanique
- 1 milieu porteur (l’air) qui transmet
- cette vibration sous forme d’ondes
- 1 oreille qui reçoit cette vibration

Pour information, la vitesse du son est de  340mètres/seconde. Pour vous donner un point de comparaison, la vitesse de la lumière est de 300 000 kilomètres par seconde.

Le son se caractérise selon différents paramètres :

1- Fréquence ou hauteur : c’est ce qui définit si le son est plus ou moins aigu.
On a vu que le son se propage dans l’air sous forme d’ondes : une onde est composée de plusieurs oscillations. Une oscillation complète est égale à 1 période.



Donc la fréquence c’est le nombre de périodes en une seconde. Son unité de mesure est le Hertz. Il faut savoir que l’oreille humaine entend de 16Hz à 16000Hz.
La voix  humaine agit sur les fréquences entre 500Hz et 4000Hz.
Les fréquences inférieures à 16 Hz sont appelées "infrasons". Elles sont inaudibles pour l’homme, mais nous les ressentons dans notre corps, ce sont elles qui font vibrer nos jambes en boite de nuit ou en concert.
Les fréquences supérieures à 20000Hz sont appelées "ultrasons" et sont entendues par certains animaux comme le dauphin,  le chien . . .
Un son grave est donc composé de basses fréquences, comprises entre 16Hz et 150Hz.
Un son médium est composé de fréquences comprises entre 150Hz et 1500Hz.
Un son aigu est composé de fréquences comprises entre 1500Hz et 20000Hz.
Pour conclure sur la fréquence, il faut retenir "plus il y a d’oscillations, plus le son est aigu"

2- Composition - Le timbre (Couleur du son)
Prenons un exemple, si on ferme les yeux on est capable de discerner le son d’un piano à celui d’un camion. C’est le timbre qui nous permet de reconnaître le son des différents instruments.
En général les sons sont composés d’une fréquence fondamentale et d’autres fréquences qui s’installent autour de cette fréquence et qu’on appelle des fréquences harmoniques.

3- Intensité ou amplitude (Volume sonore)
C’est le déplacement de l’onde dans l’air qui crée une pression acoustique que notre oreille perçoit. Son unité de mesure est le décibel souvent marqué dB.

Echelle comprise entre 0dB et 180dB :

Il faut savoir que quand on double le volume sonore, on augmente de 3dB. En effet le dB n’est pas régi par une échelle arithmétique mais par une échelle logarithmique.

Pour mesurer ces pressions acoustiques, on utilise un dBmètre qui enregistre l’intensité d’un son rapporté à la sensibilité de l’oreille humaine.

Il y a des règles qui s’appliquent au son :
- loi de la dispersion pour le plein air
- loi de la réflexion pour les salles

Loi de la dispersion : Quand on double sa distance d’une source sonore, on atténue la pression acoustique de 6dB, donc c’est 4 fois moins fort.

Mais ceci n’est valable que pour les concerts en plein air sans obstacles entre la source sonore et l’auditeur.

Loi de la réflexion : Quant on est dans une salle, la pression acoustique reste à peu près la même dans toute la salle. Le son ne sort pas de la salle. Ceci est du aux problèmes de réverbération liés à l’architecture même de la salle.

Cela va dépendre des matériaux utilisés sur les murs, plafonds, sols.
Par ex : le carrelage, les vitres auront tendance à réfléchir certaines fréquences, quand d’autres matériaux (comme la moquette, le bois) auront tendance à les absorber.

Le public a aussi une influence sur le son. Plus il y a de monde, plus le son est absorbé.

Conclusion :
Le son a trois caractéristiques :
- la fréquence (hauteur plus ou moins aigue)
- le timbre (sa couleur)
- l’intensité (volume sonore)

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>>2. LE SYSTEME AUDITIF

De nos cinq sens, l’ouïe et la vue sont les plus importants : voir et entendre constituent les moyens essentiels pour percevoir notre environnement. Outre leur rôle de détection du danger, les oreilles nous permettent de garder notre équilibre et de communiquer. Capital essentiel, notre système auditif mérite d’être ménagé.

LE SYSTEME AUDITIF SE DIVISE EN 3 PARTIES :





A l’intérieur de la cochlée sont situées les cellules ciliées.
Ce sont des cils microscopiques qui sont destinés à réceptionner chaque fréquence du spectre sonore. Elles sont disposées de façon organisée.

En début de cochlée, les cellules ciliées réceptionnent les fréquences aigues. En milieu de cochlée, elles réceptionnent les fréquences médium, et en fin de cochlée, elles réceptionnent les fréquences graves.
Par exemple, une fréquence aigue sera réceptionnée en début de cochlée, et seuls les cellules ciliées de cette zone seront sollicitées. En revanche, une fréquence grave, pour atteindre les cellules ciliées de fin de cochlée, devra solliciter toutes les cellules sur son passage, avant d’arriver en fin de cochlée. Qu’une fréquence soit aigue, medium ou grave, elle sollicite constamment les cellules ciliées situées en début de cochlée. Celles-ci sont donc plus souvent au travail, et vont donc fatiguer, s’abîmer et disparaître plus vite que les autres.
A cela s’ajoute le vieillissement naturel des cellules, dû à l’âge, qu’on appelle la presbyacousie.
Quand les cellules subissent un choc sonore important, les cils sont arrachés, et la cellule meurt. C’est donc irrémédiable, les cellules ne se régénèrent pas.

Capteur/amplificateur/récepteur/transmetteur

Rappel final : l’oreille est un organe très bien constitué, mais surtout très sensible. Elle peut subir des traumatismes importants. Pour plus de détails, rendez vous dans la rubrique "Traumatismes et Moyens de Prévention".

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>>3. TRAUMATISMES, CONDUITES A RISQUES
>>3. ET MOYENS DE PREVENTION

Si vous avez déjà été voir la partie ‘Système Auditif’, vous savez déjà que l’oreille peut-être abîmée par le bruit, ou la musique trop forte. Il faut savoir que l’oreille externe où se trouve le tympan et l’oreille moyenne qui contient les osselets sont des parties opérables. En revanche les lésions de l’oreille interne sont souvent irréversibles. Nous allons aborder les différents traumatismes, ainsi que les moyens de prévention possibles.

I Les traumatismes
 
1) Les lésions de l’oreille externe et moyenne peuvent avoir plusieurs causes : maladies (otites répétées par exemple), déchirure accidentelle du tympan, suite à un coup par exemple… Ce type de lésions est opérable (greffe du tympan).

2) Les lésions de l’oreille interne concernent les cellules ciliées
(voir la partie Système Auditif).

Comment peuvent elles être arrachées ?
- par un choc sonore, un accident unique, sous forme de son très fort et bref et inévitable.
- par une prise de risques sur la durée, une mauvaise gestion de l’exposition à des sources sonores.
Une gestion de ces risques est possible. Si vous aimez la musique, faites en sorte de pouvoir encore l’apprécier dans 20 ans.

3) La surdité : il en existe deux formes :
définitive : elle ne peut être soignée, ces lésions sont irréversibles.
Transitoire : Elle apparaît après une exposition à un fort volume sonore (après un concert, une sortie en boite de nuit) sous forme de symptômes tels que des bourdonnements d’oreille, une sensation d’oreilles cotonneuses, des sifflements, et une baisse de l’audition. Cette surdité disparaît d’elle-même avec une nuit de sommeil au calme, mais révèle aussi que le quota de son a été dépassé, mais aussi que l’oreille a été abîmée (même si ce n’est pas perceptible). Ce sont les premiers indices du danger. Quand on s’endort avec une surdité transitoire, c’est qu’on a dépassé les doses de son tolérable. Quelles sont-elles ?

II Les conduites à risques
1) Le véritable danger : le temps d’exposition au son.

A niveau sonore égal ou presque, une exposition de dix secondes au bruit d’un marteau piqueur (environ 95-100 dB)  nous semblera insupportable et nous fera changer de trottoir, nous boucher les oreilles, alors que deux heures de concert de notre groupe préféré (à 105 dB)  ne nous choquera pas du tout. C’est ce qu’on appelle la subjectivité du son. C'est-à-dire qu’on ressent le son, le bruit, différemment selon qu’on aime ou pas ce qu’on entend.
Le marteau piqueur n’est pas dangereux, car on ne s’y expose pas avec plaisir, on l’évite. Alors qu’on ne voit pas un concert comme "dangereux", et on a raison, car c’est bien le temps d’exposition  au volume sonore qui est dangereux, et non le volume lui-même.

2) Un autre danger : la non émission de signaux d’alerte par l’oreille.
En effet, à partir d’un certain niveau de fatigue ou de consommation de drogue (alcool et autres), l’oreille n’envoie plus de signaux (douleur etc.) et on perd la faculté d’analyse et de jugement face à l’environnement.

3) Les symptômes d’un traumatisme de l’oreille

-L’acouphène : c’est la perception anormale d’un bruit en l’absence d’une source externe, qui se traduit sous forme de bourdonnements, de tintements, de sifflements dans l’oreille. Il est associé à une pathologie de l’oreille interne ou de l’appareil auditif central.
L’acouphène peut être une surdité provisoire et partir après quelques heures de repos au calme.
En revanche, s’il persiste, il faut impérativement consulter rapidement un médecin ORL (Oto Rhino Laryngologiste), ou se rendre aux Urgences, dans les 24 heures qui suivent. Au-delà de 48 heures, les lésions deviennent irréversibles dans la majorité des cas.
Il faut savoir qu’un acouphène peut être très gênant, devenir la cause d’insomnie, de dépression, et dans des cas extrêmes de folie et de suicide. Imaginez vous avec un sifflement permanent dans les oreilles…
-L’hyperacousie, quant à elle, est un phénomène plutôt rare. Il se traduit par une hypersensibilité, une perception amplifiée des sons. Cette hypersensibilité peut être particulièrement douloureuse et certains bruits deviennent insupportables.

III  Moyens de Prévention
Avant tout, il est important de répéter que tous les individus ne sont pas égaux face aux doses de son. Certains ont les oreilles plus sensibles que d’autres.
Voici quelques conseils à appliquer pour une bonne gestion des risques :

Connaître son état de fatigue physique, d’alcoolémie ou de prise de drogue : en effet ces trois facteurs peuvent altérer la perception du son, et ainsi votre oreille ne vous envoie plus les signaux de danger quand vous avez pris ‘trop de son’… Drogues et alcool atténuent la sensation de douleur et vous rendent moins vigilant.

S’éloigner de la source sonore : Ne vous collez pas aux enceintes. Le son en sera meilleur, puisque les enceintes sont conçues pour un son optimal à quelques mètres du haut parleur. L’attitude ‘tête dans les enceintes en rave’ n’est pas franchement conseillée pour profiter du son et de ses oreilles le plus longtemps possible.

 Faire des temps de pause : Une pause de 10 minutes toutes les 45 minutes minimise les risques. Malheureusement beaucoup de lieux musicaux pratiquent le ‘toute sortie définitive’ et donc si vous ne pouvez pas sortir du son, vous pouvez alors utiliser des protections auditives (bouchons en mousse).

Protéger ses oreilles : il existe plusieurs types de bouchons d’oreilles

On devrait normalement trouver des bouchons gratuits dans toutes les salles de concerts et les boites de nuit. Malheureusement ce n’est pas toujours le cas, donc si vous en trouvez prenez en une ou deux paires, en cas de besoin. Sachez également que ces bouchons en mousse sont à usage unique.

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>>4. LEGISLATION RELATIVE AUX NUISANCES
>>4. SONORES ET PAR EXTENSION AUX MUSIQUES
>>4. AMPLIFIEES

En raison des conséquences de notre exposition quotidienne au bruit, (le bruit est la première cause de coût pour la sécurité sociale et la première nuisance citée par les français lors de sondages) les pouvoirs publics ont été amenés à légiférer sur le problème des nuisances sonores.
La première prise de conscience relative aux nuisances sonores est très récente : elle remonte à 1992.
La loi "Royal" ou loi "bruit" du 31/12/1992 concernait avant tout les bruits de voisinage et visait ainsi certains domaines d’activités, sans toutefois vraiment traiter des musiques amplifiées.
C’est le 15 décembre 1998 qu’un décret a été passé pour étendre le champ d’application de la loi de 1992 au secteur des lieux recevant du public et diffusant à titre habituel de la musique amplifiée. Cette loi s’applique donc aux salles de concerts, boites de nuit, etc…
Assez paradoxalement, ce décret de 1998 fait donc entrer les musiques amplifiées dans ce que la loi de 1992 considérait comme "nuisance sonore". Bel exemple de la considération de la musique par la société, non ?
Il serait trop compliqué de détailler les applications de cette loi, donc nous nous en tiendrons à la relation entre risques auditifs et musiques amplifiées.

I La limitation à 105 décibels (dB)
Où que vous vous trouviez dans un lieu diffusant de la musique amplifiée (devant la scène s’il s’agit d’une salle de concert, sur la piste de danse d’une boite de nuit, dans un bar musical etc.) vous ne devez pas être exposé à un niveau sonore supérieur à 105 dB en niveau moyen et à 120 dB en niveau de crête (une crête est un court instant d’intensité sonore). Rappelons que le danger ne vient pas du volume sonore mais du rapport volume/temps. En résumé, plus le volume est fort, moins il faut s’y exposer.
Pour plus de détails sur les traumatismes sonores, vous pouvez lire le chapitre sur les traumatismes et la prévention.

II Notion d’émergence
La loi sur les nuisances sonores intègre dans les bruits de voisinage la notion de tapage nocturne.

Dans le cas ci-dessus, si l’émergence sonore chez le voisin est de l’ordre de 3 décibels maximum, la loi sur les bruits de voisinage est respectée. Si l’émergence dépasse les trois décibels, il y a tapage nocturne. Cela est valable pour les particuliers, si vous écoutez de la musique à fort volume ou si vous en jouez… Et en journée aussi : c’est le tapage diurne, sauf que l’émergence peut aller jusqu’à 5 décibels.
Il est important de souligner ici que les juridictions considèrent qu’à partir de 21 heures (et non 22 heures) on entre dans le cadre du tapage nocturne. Dans aucun cas on ne peut se voir délivrer l’autorisation de faire du bruit après une certaine heure. En cas de fête chez vous, c’est à vous de prévenir vos voisins, ce qui ne les empêchera pas d’être dans leur droit s’il décident de téléphoner à la police pour signaler un cas de tapage nocturne. Et si la police se déplace, sachez que rien ne les oblige à mesurer le volume sonore avec un appareil. Seule l’appréciation de l’agent sera demandée pour constater l’infraction. Ca peut paraître arbitraire, très subjectif, mais c’est la loi.

III L’arrêté du 24 juillet 1998 sur les baladeurs
Cet arrêté concerne les baladeurs, Ipods, lecteurs MP3 en tous genres, téléphones ayant une fonction MP3 ou radio.
Les pouvoirs publics ont été amenés à faire passer cet arrêté pour trois facteurs concernant le baladeur :

  1. la proximité de la source sonore : en effet, celle-ci se retrouve à quelques millimètres du tympan.
  2. La fréquence d’utilisation : on écoute rarement son baladeur que quelques minutes par jour…
  3. Le volume d’écoute : à cause d’un environnement sonore bruyant, on n’écoute rarement son baladeur à faible volume

C’est pourquoi les baladeurs sont "bridés", c'est-à-dire que leur puissance sonore est limitée à 100 décibels, depuis 1998. (Pour une meilleure compréhension de l’échelle des décibels, voir la partie sur le son !)

De plus, les fabricants de baladeurs doivent faire apparaître la phrase suivante sur les notices d’utilisation : "A pleine puissance, l’écoute prolongée du baladeur peut endommager l’oreille de l’utilisateur"

Cette décision des pouvoirs publics se justifie par le fait que les jeunes, qui sont les premiers utilisateurs de baladeur, ont tendance à vouloir retrouver par ce biais  le plaisir vibratoire ressenti en boite de nuit ou en concert : dans ces circonstances, le corps entier ressent la musique, et malheureusement les écouteurs ne peuvent retranscrire le "gros son" fourni par des enceintes, (les fréquences graves sont celles qui nous font vibrer tout le corps et ne peuvent être diffusées par les écouteurs vendus avec les baladeurs) et le réflexe classique est de monter le son, est c’est là qu’est le véritable danger : écouter son walkman à 100 dB pendant plusieurs heures chaque jour peut provoquer des lésions irréversibles.

Pour que la musique reste un plaisir le plus longtemps possible, autant ne pas prendre de risques…

Une pratique répandue à proscrire : écouter son baladeur en s’endormant.

En effet, les oreilles, comme tout muscle du corps, ont travaillé toute la journée, sollicitées sans interruption, et ont besoin de repos. Donc de silence. Contrairement aux yeux que l’on peut fermer, les oreilles restent ouvertes en permanence. Même en pleine nuit, elles continuent de travailler, alors qu’on ne s’en rend pas compte. Il convient donc de dormir dans un environnement calme, silencieux. Pour les accros qui ne peuvent pas s’endormir sans un bruit de fond (télévision, musique…) essayez de trouver un moyen pour que la musique ou la télé s’éteigne automatiquement au bout d’un certain temps, et faites en sorte que la source sonore ne se trouve pas à proximité de vos oreilles, et que le volume reste faible.

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>>5. LEXIQUE

Acouphène : c’est la perception anormale d’un bruit en l’absence d’une source externe, qui se traduit sous forme de bourdonnements, de tintements, de sifflements dans l’oreille. Il est associé à une pathologie de l’oreille interne ou de l’appareil auditif central.

ORL : médecin spécialiste qui étudie et soigne les maladies des oreilles, du nez, de la gorge.

Presbyacousie : désigne le vieillissement naturel de l'oreille, un  trouble de l'audition (usure de l'oreille interne) du au vieillissement.

Hyperacousie : Il s'agit d'une réaction anormale de votre oreille lors de l'exposition à des bruits d'intensité modérée à élevée. La tolérance de l'oreille aux sons intenses est réduite et génère une gêne invalidante et un inconfort auditif important.

Marteau : Premier osselet de l'oreille moyenne.

Enclume : Osselet central de l'oreille moyenne.

Etrier : Osselet de l'oreille moyenne joint à l'enclume.

Pavillon : Organe de l'ouïe situé de chaque côté de la tête, dont une partie est externe et l'autre interne.

Cochlée : Partie de l'oreille interne constituant l'organe transformateur de l'ouïe, aussi appelée limaçon.

Tympan : Membrane de l'oreille externe transmettant à l'oreille moyenne les vibrations de l'air.

Hertz : Unité de fréquence égale à un cycle par seconde. Du nom du physicien allemand Heinrich Rudolf Hertz, 1857-1894, qui découvrit les ondes hertziennes.

Décibel : Unité de mesure définissant l'intensité d'un bruit.

Audio test : Test de l’audition basée sur une écoute de fréquences du grave à l’aigu, ayant pour but de déceler une perte de l’audition partielle. En clair, la personne dont on veut tester l’audition signale quand elle perçoit la fréquence qu’on lui fait écouter, dans une oreille, et à partir du volume auquel ces fréquences sont émises,  le médecin ORL se rend compte de l’état de l’audition de la personne.

Audiogramme : Résultat de l’audio test, il se présente sous la forme d’un graphique, sur lequel apparaissent une échelle de volume et une échelle de fréquences, et on peut ainsi voir à quel volume il a fallu émettre chaque fréquence pour que la personne dont on a testé l’audition l’entende. Le patient apprend ainsi quelles fréquences il a perdu, quelles fréquences il ne peut plus entendre.

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